Abdou Nar Dia
Le Premier ministre malien, Choguel Kokalla Maïga, a souligné jeudi que les conditions actuelles au Mali ne permettent pas la tenue d’élections menant à une transition civile. À travers une allocution télévisée, il a exprimé l’importance d’une stabilisation préalable du pays, secoué par des crises depuis 2012 et des violences persistantes de groupes armés.
Malgré la pression exercée par la Communauté des Etats ouest-africains (CEDEAO) pour organiser des élections présidentielles en février, suivies d’une transition démocratique pour le 26 mars, le Mali n’a pas honoré ses engagements. Cette situation a entraîné un regain de protestations de divers partis et organisations, d’autant plus après la suspension récemment annoncée de l’activité politique en raison d’accusations de ‘subversion’.
Face à la recrudescence des tensions, Maïga a tenté de rassurer en affirmant qu’une fois la phase de stabilisation franchie, les élections pourraient se dérouler. Cependant, il n’a dévoilé aucun calendrier électoral, insistant sur la nécessité d’atteindre un ‘point de non-retour’ en termes de stabilité nationale pour envisager un processus électoral.







