Au chapitre des migrations internationales, Boubacar Sèye a relevé quelques manquements dans le dispositif mis en place par les nouvelles autorités.
Le Président de l’ONG Horizon sans Frontières ne comprend pas que le nouvel attelage Gouvernemental ne prenne pas en compte « le fléau Mbeuk mi » (migration clandestine). Car, regrette M. Sèye, « c’est toujours le schéma classique avec l’expression ‘Ministère des sénégalais de l’extérieur’, alors qu’on devrait parler de migrations internationales, vu la position géostratégique du Sénégal, laboratoire de mixité et de migrations« .
Une nouvelle approche permettra de lancer le débat pour une meilleure prise en charge des flux migratoires avec des propositions de réformes du droit d’asile.
Un concept, d’après lui, « plus complet qui va traiter le dossier dans une démarche systémique, dans toute sa complexité, sa diversité et sa transversalité. Qui va prendre en charge ces milliers de sénégalais perdus dans le désert ou engloutis dans les eaux de la Méditerranée. Qui est l’interlocuteur étatique de ces familles à la recherche de parents disparus? »
Autant de facteurs qui font, selon Boubacar Sèye sur Senego, « qu’on devrait sortir de ce cliché pour une rupture totale. Il y aura dumping au Sénégal avec hydrocarbures, il fallait à mon amis changer de logiciel dans ce dossier migratoire. Voilà ma réaction et j’espère que les autorités nouvellement élues vont rectifier« .
Il rappelle ainsi avoir proposé un ministère plein ou agence autonome chargée des migrations internationales (Émigration – Immigration).







